[ viveka: isolement ]
Un bhikkhu se rend dans la forêt pour pratiquer, mais il se déconcentre. Un deva le ramène compassionnément à la raison.
Evaṃ me sutaṃ:*
En une occasion, un certain bhikkhu résidait parmi les Kosalans, dans un maquis forestier. Un jour, comme il était allé y passer la journée, il se mit à avoir des pensées akusalas,* en rapport avec la vie de foyer.
Alors le deva* qui habitait ce maquis forestier, ayant de la sympathie pour ce bhikkhu, désirant son bien, désirant éveiller en lui le sens de l'urgence, s'approcha de lui et lui adressa ces vers:
Désirant la solitude,
Tu es entré dans la forêt,
Et pourtant ton esprit
Jaillit vers l'extérieur.
Homme, abandonne donc
Ton désir de voir les autres.
Tu seras alors heureux,
Délivré du désir.
Dissipe ton mécontentement,
Sois attentif.
Laisse-nous te rappeler
Quel est le bon [chemin].
Les impuretés des régions basses
Sont bien difficiles à transcender.
Ne laisse pas les impuretés sensuelles
Te ramener vers le bas.
Tel un oiseau couvert de saleté se débarrassant,
En se secouant, de la poussière qui le recouvre,
Un bhikkhu énergique et attentif se débarrasse,
En se secouant, des impuretés qui le recouvrent.
Le bhikkhu, ainsi réprimandé par le deva, acquit le sens de l'urgence.
traduit de l'Anglais par Michel Proulx,
d'après le travail effectué à partir du Pali par Thanissaro Bhikkhu
et Connected Discourses of the Buddha de Bhikkhu Bodhi.
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