L'attachement est nourri par l'appétence. Une comparaison avec un bûcher permet de comprendre comment se produit cette alimentation, et comment sa cessation produit la cessation de la souffrance.
A Sāvatthī. Là, le Bhagavā dit aux bhikkhus:
– Bhikkhus, chez celui qui demeure en contemplant la satisfaction dans les phénomènes auxquels on peut s'attacher, l'appétence se développe. Conditionné par l'appétence, l'attachement apparaît. Conditionné par l'attachement, le devenir. Conditionné par le devenir, la naissance. Conditionnés par la naissance, la vieillesse et la mort, le chagrin, les lamentations, la douleur, la détresse, et le désespoir apparaissent. Telle est l'origine de toute cette masse de souffrance.
Tout comme si un grand bûcher de dix... vingt... trente ou quarante charretées de bois était en train de brûler, et qu'un homme y jetait encore et encore de l'herbe séchée, de la bouse de vache séchée, et du bois sec, de sorte que la grande masse de feu, ainsi alimentée, ainsi entretenue, brûlerait pendant très longtemps. De la même manière, chez celui qui demeure en contemplant la satisfaction dans les phénomènes auxquels on peut s'attacher, l'appétence se développe. Conditionné par l'appétence, l'attachement apparaît. Conditionné par l'attachement, le devenir. Conditionné par le devenir, la naissance. Conditionnés par la naissance, la vieillesse et la mort, le chagrin, les lamentations, la douleur, la détresse, et le désespoir apparaissent.. Telle est l'origine de toute cette masse de souffrance.
Cependant, bhikkhus, chez celui qui demeure en contemplant le danger dans les phénomènes auxquels on peut s'attacher, l'appétence cesse. Avec la cessation de l'appétence vient la cessation de l'attachement. Avec la cessation de l'attachement vient la cessation du devenir. Avec la cessation du devenir vient la cessation de la naissance. Avec la cessation de la naissance, vient la cessation de la vieillesse, de la maladie et de la mort, du chagrin, des gémissements, de la douleur, de l'angoisse, et du désespoir. Telle est la cessation de toute cette masse de souffrance.
Tout comme si un grand bûcher de dix... vingt... trente ou quarante charretées de bois était en train de brûler, et qu'un homme n'y jetait pas d'herbe séchée, de bouse de vache séchée, ni de bois sec, de sorte que la grande masse de feu, n'étant pas nourrie avec plus d'aliments, n'étant pas entretenue, s'éteindrait. De la même manière, chez celui qui demeure en contemplant le danger dans les phénomènes auxquels on peut s'attacher, l'appétence cesse. Avec la cessation de l'appétence vient la cessation de l'attachement. Avec la cessation de l'attachement vient la cessation du devenir. Avec la cessation du devenir vient la cessation de la naissance. Avec la cessation de la naissance, vient la cessation de la vieillesse, de la maladie et de la mort, du chagrin, des gémissements, de la douleur, de l'angoisse, et du désespoir. Telle est la cessation de toute cette masse de souffrance.
traduit de l'Anglais par Michel Proulx,
d'après le travail effectué à partir du Pali par Thanissaro Bhikkhu
et Connected Discourses of the Buddha de Bhikkhu Bodhi.
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