Les religions et la fellation

Tout comme la sodomie, la fellation est un genre de rapport qui plait beaucoup aux hommes. Les raisons varient d’un homme à un autre, mais certains sont parfois inquiets quant à l’adéquation entre leur foi et leurs pratiques sexuelles. En effet, si tailler la pipe parait à priori banale, et pourrait faire partir des préliminaires amoureux, toutes les religions n’ont pas le même avis sur la question.

Meditation bouddhisme

Les chrétiens catholiques

Pour l’Église Catholique, la seule finalité de tout rapport sexuel doit être la procréation. Tout type de rapport, soit-il oral, anal ou vaginal dont le but n’est pas la procréation est donc banni de l’enseignement chrétien. Cependant, certains membres du clergé sont plus modérés sur la question. En effet, certains prêtres considèrent que la fellation ne constitue pas un obstacle aux rapports sexuels traditionnels dans le couple ils peuvent être tolérés. En plus clair, selon eux, les couples peuvent pratiquer la fellation comme un préliminaire au rapport sexuel pour se rapprocher davantage. Ceci implique également que l’homme n’éjaculera pas dans la bouche de sa femme, mais dans son vagin, comme pour un coït traditionnel.

La fellation selon l’Islam

Dans le Coran, il n’est pas fait mention explicitement de la fellation, contrairement à la sodomie. Ainsi, est interdit clairement tout rapport sexuel avec la femme en menstrues, mais également toute forme de sodomie (homosexuelle et hétérosexuelle) est interdite. Par ailleurs, selon le cheick Al Qaradawi, un célèbre prédicateur musulman, l’Islam tolère la fellation dans le couple, surtout si la femme est consentante pour faire plaisir à son homme. Cependant, elle ne doit en aucun cas boire le sperme de son homme.

La position du Judaïsme

La Torah permet la fellation dans le couple, du moment que la femme est consentante. C’est la condition principale. Mais il faut retenir qu’il s’agit là uniquement de fellation dans un couple hétérosexuel, tout rapport homosexuel étant condamné par le Judaïsme. L’homme et la femme peuvent donc librement pratiquer les rapports bucco-génitaux aussi bien comme préliminaire, ou comme jeu coquin visant à ressouder leur complicité.

Le Bouddhisme

Dans le Bouddhisme, il n’existe pas une position commune à toutes les branches, en ce qui concerne les « inconduites sexuelles » notamment la fellation. D’une manière générale, selon cette religion, le but même de la vie est de mettre fin aux souffrances de l’être. Tous les actes posés ont donc leur importance selon qu’ils entrainement dans cette vie ou les prochaines une souffrance, un résultat neutre ou du bonheur. Ainsi, d’une part, les rapports homosexuels et hétérosexuels sont égaux. D’autre part, ce qui permet de juger du caractère correct ou non d’un acte, en l’occurrence la fellation, c’est l’état d’esprit des deux partenaires. Une fellation non consentie, c’est-à-dire forcée sera source de souffrance future, tandis que tout rapport bucco-génital émanant d’un amour sincère est parfaitement correcte. De même dans le cas d’un moine, avoir recourt à la fellation, même consentie est une inconduite dans la mesure où elle va à l’encontre de leurs vœux. On voit donc bien que dans le Bouddhisme, ce n’est pas la fellation qui est jugée, mais les personnes qui y recourent.

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