Glossaire de termes Pāḷi



4 stades de l'Eveil: sont les quatre stades de réalisation principaux. Ces quatres stades sont: Sotāpanna, Sakadagami, Anāgāmi et Arahant

abhiññā: connaissance directe.

adhiṭṭāna: décision, résolution, détermination. C'est l'une des dix perfections (pāramīs).

adukkham-asukhā: ni-plaisir-ni-douleur, caractère neutre d'une sensation ou d'une émotion.

ājīva: moyens de subsistance.

ajjhatta: intérieurement.

akālika: prenant effet immédiatement.

akusala: malsain, malavisé, déméritoire, désavantageux. Toute action caractérisée par cette qualité morale entraîne un résultat malheureux.

anāgāmi: personne ayant atteint le troisième des 4 stades de l'Eveil et ayant abandonné les cinq entraves inférieures qui enchaînent l'être au cycle des renaissances. Anāgāmi signifie "celui qui ne reviendra pas". En effet, une telle personne, après sa mort humaine, n'aura plus qu'une seule vie à vivre, et ce dans un plan d'existence élevé, Brahmā loka. Elle atteindra le stade d'arahant à partir de cette destination.

anagāriya: vie sans foyer (des samaṇas).

ānāpāna: respiration.

ānāpānasati: attention portée à la respiration.

anattā: non-moi, sans ego, sans essence, sans substance. C'est une des trois caractéristiques fondamentales de tous les phénomènes, avec anicca et dukkha.

anicca: impermanent, éphémère, changeant. C'est une des trois caractéristiques fondamentales de tous les phénomènes (tilakkhana), avec anattā et dukkha.

appamāda: vigilance, zèle, sérieux. Formé de pamāda (insouciance, négligence) et du préfixe négateur a-.

appamāda: vigilance, zèle, sérieux. Formé de pamāda (insouciance, négligence) et du préfixe négateur a-.

arahant: personne ayant pleinement compris et appliqué l'enseignement du Bouddha, et étant parvenue à la libération ultime. Un arahant ne sera plus soumis à la renaissance. Lors de sa mort, il entrera le pari-nibbāna, un séjour permanent dans le Nibbāna.

arahatta: état d'arahant.

ariya: noble.

ariyasacca: noble vérité.

ariyasāvaka: noble disciple ou disciple des êtres nobles [présence de difficultés pour estimer la traduction précise].

āsava: impureté, poison. Littéralement: extrait ou sécrétion toxique d'une fleur ou d'un arbre. Ils sont de quatre types: désir sensuel, vues (opinions), devenir et ignorance. Ils sont définitivement épuisés au moment où on devient un arahant.

asura: habitants d'un plan d'existence inférieur. De nature hostile, on les connaît surtout pour avoir fait la guerre aux devas menés par Sakka.

attā: moi, âme.

avijjā: ignorance.

āyasmā: titre honorifique pour les bhikkhus de haut rang, équivalent de 'vénérable'.

bhante: titre honorifique pour le Bouddha, équivalent de 'seigneur' ou 'vénérable'.

bhikkhu: personne ayant décidé de vouer sa vie à la pratique du Dhamma, l'enseignement du Bouddha. Un bhikkhu renonce à toute possession matérielle et à toute mondanité. Les règles de vie qu'il doit respecter sont définies par le Pātimokkha.

bhikkhuni: Femme bhikkhu. Les Bhikkhunis doivent observer 311 règles.

bho: terme d'apostrophe familier, équivalent de 'ami', 'mon cher'.

bodhi: éveil.

Brahmā: est l'être le plus élevé dans l'ordre des êtres. Cependant, contrairement aux hindous, le Bouddha et ses disciples ne lui accordaient pas une importance fondamentale, puisqu'il est, tout comme le commun des mortels, toujours soumis à l'impermanence.

brahmavihāra: quatre 'demeures sublimes' ou 'demeures divines' pratiquées par le développement de mettā (amabilité bienveillante), karuṇā (compassion), muditā (joie altruiste), upekkhā (équanimité), envers tous les êtres de l'univers.

deva, devatā: désigne les êtres magnificents, souvent appelés dieux, qui ont une existence heureuse dans un parmi la vingtaine de plans d'existence supérieurs où on les retrouve, et sont invisibles à l'oeil humain non entraîné. Mais tout comme les humains et les êtres malheureux, ils sont toujours sujets à l'impermanence, la vieillesse et la mort. Et il leur est toujours possible de chuter et se réincarner dans des plans d'existence moins fortunés.

Dhamma-Vinaya: Dhamma: Enseignement et Vinaya: Discipline, i.e. les règle du Pātimokkha.

dukkha: souffrance, insatisfaisance.
1) Dans le contexte des sensations: douleur.
2) Dukkha-Ariyasacca est la première noble vérité et dans ce contexte le mot réfère à la nature insatisfaisante, et à l'insécurité générale de tous les phénomènes conditionnés qui, à cause de leur nature impermanente (anicca), sont sources souffrance, et cela inclut les sensations plaisantes.
3) C'est aussi une des trois caractéristiques fondamentales de tous les phénomènes (tilakkhana), avec anicca et anattā.

dutiya: deuxième.

ekaggatā: fait d'être entièrement concentré sur un objet unique, en ayant calmé toutes les tendances à saisir de multiples objets (pensées etc.). Souvent employé dans l'expression 'cittassa ekaggatā'. (citta: esprit | eka: un)

evaṃ me sutaṃ: ainsi ai-je entendu (evaṃ: ainsi | sutaṃ: ai entendu). Lors du premier concile, durant les mois suivant la mort du Bouddha, Ānanda récita tous les discours du Bouddha, grâce à sa prodigieuse mémoire. Il était devenu l'intendant du Bouddha et avait mémorisé mot pour mot tous les discours qu'il avait donnés pendant les 25 dernières années de sa vie. Tels furent les mots qu'il utilisa au début de chaque récitation.

gandhabba: deva du monde des Quatre Maharajas, considéré comme appartenant à la classe de devas la moins élevée. Ils sont souvent décrits comme des musiciens et comme étant reliés aux arbres et aux fleurs.

iddhi: 1) pouvoir supranormal
2) puissance spirituelle
3) succès.

indriya: faculté. Ce terme fait référence soit aux six medias des sens (ayatana) soit aux cinq qualités mentales: saddhā (conviction), viriya (persistence), sati (attention), samādhi (concentration), et paññā (sagesse).

jhāna: états de conscience spéciaux, appelés absorbtions, atteints grâce à la tranquillité et la concentration de l'esprit lors de la pratique de la méditation. Le développement des jhāna requiert la suppression (au moins temporaire) des cinq obstacles (nīvaraṇas).

kamma: acte intentionnel qui conditionne les états d'être et les types de renaissance (plus connu sous sa forme sanskritisée: karma.

kappa: éon. Période de temps inconcevablement longue. Voir SN 15.5

karuṇā: compassion. L'aspiration de trouver un moyen d'être véritablement utile à soi-même et aux autres. C'est l'une des quatre demeures sublimes (brahmavihāra).

khandha: tas, groupe, agrégat voir pañcupādānakkhandha.

kusala: sain, avisé, méritoire, aventageux. Toute action caractérisée par cette qualité morale entraîne un résultat heureux.

Māra: personnification du mal et de la tentation. Il s'agirait d'un deva vivant dans le plan d'existence des 'devas qui contrôlent les créations des autres'. Il est souvent considéré qu'il peut prendre le contrôle de l'esprit de ceux qui lui laissent leur porte ouverte par leur négligence.

mettā: amabilité bienveillante, bonne volonté. C'est l'une des dix perfections (pāramīs) et des quatre demeures sublimes (brahmavihāras).

nāma-rūpa: nom et forme ou esprit-matière (nāma: nom | rūpa: forme). Nāma correspond aux quatre khandhas mentaux, et rūpa est le khandha matériel.

nibbāna: stade ultime du développement, indescriptible, situé au-delà de l'esprit et de la matière, transcendant tous choses concevables, et caractérisé par l'anéantissement total de l'appétence (soif, avidité), l'aversion et l'ignorance.

nimitta: apparence, objet des sens, objet de perception, objet d'attention, de concentration, de méditation. Dans le contexte de la surveillance des portes des sens, nimitta signifie apparence générale: 'na nimittaggāhi'= ne saisit pas l'apparence générale d'un objet des sens. Dans le contexte de la perception: patigha-nimitta fait référence à un objet infect (utilisé pour amenuiser le désir sensuel*)

nīvaraṇa: obstacle au développement de la méditation. Il y en a cinq: désir sensuel, malveillance, paresse-somnolence, agitation-anxiété et doute.

pañcupādānakkhandha: les cinq khandhas ou agrégats d'attachement (pañca: cinq | upādāna: attachement | khandha: groupe, agrégat). L'être humain peut être décortiqué analytiquement et vu comme le rassemblement de cinq agrégats de phénomènes, auxquels le commun des mortels s'attache profondément, en les considérant dans leur ensemble comme son Moi. Ces cinq agrégats sont : Rūpa, Viññāṇa, Saññā, Vedanā et Saṅkhāra. Dans le cas de rūpa, la matière, l'attachement se fait sous quatre formes: s'identifier à son corps, croire qu'on a un corps, penser que le corps fait partie de soi, ou penser que l'on se situe quelque part dans son corps. Les mêmes caractéritiques de l'attachement se retrouvent dans les 4 autres khandhas, ce qui donne en tout 20 formes possibles d'illusion.

paññā: sagesse, discernement, compréhension, vue pénétrante. C'est le dernier des trois entraînements par lesquels le noble octuple sentier est pratiqué: paññā regroupe sammā-saṅkappa (intention ou pensée correcte) et sammā-diṭṭhi (vue ou compréhension correcte). Paññā se distingue en trois types de sagesse: suta-mayā paññā (sagesse acquise en écoutant les autres), cintā-mayā paññā (sagesse acquise par analyse intellectuelle) et bhāvanā-mayā paññā (sagesse acquise par expérience personnelle directe [= par la pratique de vipassana]), qui seul amène la purification totale de l'esprit. Bhāvanā-mayā paññā consiste de la compréhension, du discernement et de la pénétration des trois caractéristiques (tilakkahana) de tous les phénomènes: anicca (impermanence), dukkha (insatisfaction, souffrance), et anattā (absence d'entité-Moi).

pāramī: perfection du caractère. Il s'agit d'un groupe de dix qualités développées par un bodhisatta pendant de très nombreuses existences

parinibbāna: ultime expérience de nibbāna, correspondant à la cessation complète et définitive de tous les phénomènes, se produisant au moment de la mort d'un arahant.

paṭhama: premier.

paṭicca samuppāda: émanation conditionnée, coproduction conditionnée, apparition conditionnée etc. Cet enseignement fondamental du Bouddha consiste en une chaîne à douze maillons qui explique en détail la provenance de dukkha. Voir la section correspondante dans le Saṃyutta Nikāya.

paṭicca-samuppanna: émanant de manière conditionnée. Adjectif dérivé de paṭicca samuppāda.

Pātimokkha: code de discipline. A l'origine, les règles de vie des bhikkhus, étaient laissées à la libre appréciation de chacun. Elles ont été définies au fur et à mesure, avec l'irruption dans le sangha d'individus ayant besoin de règles pour se restreindre, lorsque cela s'avérait nécessaire. Il y a finalement 227 règles pour les bhikkhus et 311 pour les bhikkhunis.

peta: êtres vivant dans un plan d'existence où ils sont soumis à plus de malheurs que les humains. Généralement invisibles aux humains, ils sont décrits comme des êtres ressemblant à des humains, ayant une bouche en trou d'épingle qui ne le permet jamais de se rassasier, et n'ayant pas de logis. Le kamma les ayant conduits dans cet état est la jalousie et l'avidité.

pīti: béatitude, joie, réjouissance, bliss, émotion. Dans le contexte de la méditation, notamment de l'atteinte des jhānas, ce terme désigne un état d'esprit plaisant qui apparaît lors de l'entrée dans le premier jhāna et disparaît avec l'entrée dans le troisième jhāna.

rūpa: 1) Matière, matérialité. Rūpa est constitué des quatre éléments: eau, terre, air et feu.
2) Corps. Rūpa est l'un des cinq khandhas. Il est souvent cité dans le composé nāma-rūpa, où nāma (le nom) est un terme collectif pour les quatre autres khandhas.
3) Objet de la vue, forme visible.

saddhamma: dhamma correct, dhamma authentique i.e. qui est (en accord avec) la loi de la nature. Par contraste avec d'autres enseignements incomplets, erronnés, ou contrefaits.

sādhu: (indéfini): très bien, oui; (adverbe): bien, minutieusement; (adjectif): bon, vertueux, profitable.

saṅgha: le Bouddha distingue le Saṅgha des bhikkhus et le noble Saṅgha, qui lui est composé des être nobles, c'est-à-dire des personnes ayant atteint au moins le premier des 4 stades de l'Eveil, appelé Sotāpanna.

sakadagami: personne ayant atteint le deuxième des 4 stades de l'Eveil. Sakagami signifie "celui qui ne reviendra qu'une fois". En effet, un sakagami n'a au maximum plus qu'une naissance à venir avant de parvenir au stade d'arahant.

samādhi: concentration, développement d'un état de fixation ferme de l'esprit sur un objet unique (ekaggatā). Samādhi est le second des trois entraînements par lesquels le noble octuple sentier est pratiqué: samādhi regroupe ainsi sammā-vāyāma (effort correct), sammā-sati (attention correcte), et sammā-samādhi (concentration correcte). Sammā-samādhi est défini comme la culture des quatre (premiers) jhānas. Samādhi est l'un des sept facteurs de l'illumination (bojjhangas) et l'une des cinq facultés et aptitudes spirituelles (indriya).

samaṇa: ermite, renonçant, ascète, bhikkhu. Désigne aussi bien les disciples du Bouddha que ceux d'autres instructeurs, comme les jains ou les sans-vêtement.

sambodhi: éveil complet. (sam-: préfixe indiquant la complétude | bodhi: éveil)

Sammāsambuddha: parfait Bouddha. (sammā: correctement | sam-: préfixe indiquant la complétude)

sampajañña: littéralement: 'constante compréhension accompagnée de discernement (i.e. perception d'anicca, d'après VRI)'. Le terme est dérivé du verbe jaññā (savoir, connaître, comprendre) et intensifié par l'ajout du préfixe pa- de paññā (sagesse, discernement), puis du préfixe sam- qui dénote la complétude (ici la constance) de l'action.

sampajāno: ajectif dérivé de sampajañña.

saṃsāra: cycle des renaissances, marche perpétuelle.

saṅkhāra: constructions mentales, volition, partie réactive de l'esprit. L'un des cinq khandhas.

saññā: perception, ou partie de l'esprit assurant la reconnaissance des objets. L'un des cinq khandhas.

sati: attention, fait d'être clairement conscient.

satipaṭṭhāna: Etablissement de l'attention. Elle se décline en quatre parties: 1) l'observation du corps (kāyānupassanā); 2) l'observation des sensations dans le corps (vedanānupassanā); 3) observation de l'esprit (cittānupassanā); 4) Observation des contenus de l'esprit (dhammānupassanā).

sīla: moralité, vertu. C'est le fondement de toute pratique de l'enseignement du Bouddha: s'abstenir de toutes les actions physiques ou vocales qui puissent nuire aux autres ou à soi-même. Il s'agit du premier des trois entraînements par lesquels le noble octuple sentier est pratiqué: sīla regroupe ainsi sammā-vācā (parole correcte), sammā-kammanta (actions correctes) et sammā-ājīva (moyens de subsistance corrects). Sīla peut être également décliné en cinq préceptes que tous doivent respecter, à savoir s'abstenir de: 1) tuer 2) voler 3) s'adonner à des relations sexuelles illégales 4) mentir 5) consommer des intoxicants. Lors des Uposathas, les disciples séculiers (upāsakas) respectent huit préceptes, à savoir s'abstenir de: 1) tuer 2) voler 3) toute activité sexuelle 4) mentir 5) consommer des intoxicants 6) manger après midi 7) danser, chanter, assister à des représentations musicales ou des spectacles et utiliser des guirlandes, parfums, cosmétiques et autres décorations 8) d'utiliser des lits luxueux.

sotāpatti: stade de pratique atteint par un sotāpanna.

sotāpanna: personne ayant atteint le premier des 4 stades de l'Eveil, caractérisé par une première expérience de Nibbāna, et appelé 'entrée dans le courant'. Un sotāpanna ne pourra plus jamais renaître dans un plan d'existence inférieur (enfers, monde animal, monde des spectres affamés, asuras), il est certain d'atteindre bientôt le stade d'arahant, et n'a au maximum que sept naissances à venir.

taṇhā: appétence, avidité, désir, appétit, soif. C'est l'origine de la souffrance dans la seconde noble vérité. Dans la chaîne d'apparition conditionnée, taṇhā apparaît sur la base de vedanā et conditionne upādāna.

Tathāgata: littéralement: 'l'ainsi-allé'. Epithète que le Bouddha utilise pour se dénommer lui-même. Pour une explication du terme par le Bouddha lui-même, voir AN 6.54.

ubbilla: exaltation, allégresse, euphorie, enjouement.

upādāna: attachement. C'est ce qui produit le devenir et la renaissance. Il s'agit de l'attachement aux plaisirs sensuels, aux opinions, aux préceptes et pratiques, au Soi.

upādānakkhandha: voir pañcupādānakkhandha.

upapatti: réapparition (par la renaissance).

upāsaka/upāsika: disciple séculier masculin/féminin.

upasama: paix.

upekkha: équanimité. L'un des sept facteurs de l'illumination (bojjhanga), l'une des dix perfections (paramis) et des quatre demeures sublimes (brahmavihāra).

upekkhako satimā sukhavihārī: upekkha: équanimité | upekkhako: celui qui est équanime | sati: attention | satimā: attentif | sukha: ce qui est plaisant | vihārī: demeure --- 'celui qui est équanime et attentif (à ce niveau de concentration hors du commun) séjourne plaisamment'

uposatha: littéralement, jeûne. Ce jour-là, les disciples séculiers ne mangent qu'un seul repas dans la journée, ils vont voir les bhikkhus et pratiquent la méditation. Il y a quatre jours d'Uposatha dans le mois lunaire: le 1er (nouvelle lune), le 8ème (premier quatier de lune), le 14ème ou le 15ème (pleine lune), le 23ème (dernier quartier de lune). Lors de la pleine lune et de la nouvelle lune, les bhikkhus récitent le Pātimokkha. Le 15ème jour est utilisé pour les exhortations.

vedanā: 1) sensation. Le Bouddha fait souvent référence aux trois modes de vedanā: plaisant (induisant l'appétence), déplaisant (induisant l'aversion) et neutre (induisant l'ignorance). Il existe un type de vedanā associé à chacun des six organes sensoriels (oeil, nez, oreille, langue, corps et esprit). Vedanā peut aussi être mental, et correspond alors à l'expérience affective associée à la perception de 'plaisant', 'déplaisant' et 'neutre'.
2) partie sensitive de l'esprit, en tant qu'un des cinq khandhas.

Vinaya: il s'agit du traité des règles de discipline des bhikkhus, qui définit tous les aspects de leur vie. L'essence des règles pour les bhikkhus se trouve dans le Pātimokkha.

viññāṇa: conscience, partie cognitive de l'esprit. Elle se décline en six types, un pour chaque organe des sens (oeil, nez, oreille, langue, corps et esprit), et assure la pure cognition de leurs objets. C'est aussi l'un des cinq khandhas. Elle agit également comme 'force vitale' assurant la continuité entre la mort et la renaissance.

vitakka-vicāra: Dans le langage commun, vitakka et vicāra font référence aux fonctions verbales - le dialogue intérieur. Vitakka représente la formation des pensées discursives, et vicāra leur poursuite, leur entretient, l'examination d'un sujet de réflexion. Le Commentaire compare vitakka à l'action de frapper une cloche, ou de saisir un bol, et vicāra à la résonnance de la cloche ou à l'action de nettoyer le bol. Vitakka désigne donc un phénomène dont l'extension dans le temps est limitée, et vicāra un phénomène ayant une certaine continuité, prenant naissance sous l'impulsion de vitakka, et entretenant les résultats produits par vitakka.
    Certains considèrent cependant que dans le contexte de la description des jhānas (où ils apparaissent fusionnés en un seul terme: vitakkavicāra), ces mots auraient un sens différent, celui d'application initiale et application soutenue de l'esprit (à l'objet de concentration), ou de 'concentration appliquée et soutenue'. Ceux qui adoptent cette définition considèrent généralement le premier jhāna comme un état subtil qui se situe déjà au-delà de la pensée discursive, et que donc vitakka et vicāra désignent des phénomènes sub-verbaux.
    D'autres considèrent qu'il est improbable que ces deux mots aient le même sens partout dans les Tipitaka, tout en ayant un sens différent dans la formule décrivant les jhānas. Ils avancent un sutta du Saṃyutta Nikāya (SN 21.1) où Sāriputta déclare que le noble silence (silence intérieur) est atteint avec l'entrée dans le second jhāna, lequel est décrit par le Bouddha comme étant libéré de vitakka et vicāra. Il n'est pas facile de faire la part des choses, raison pour laquelle il a été choisi de ne pas traduire ces termes et de faire part au lecteur des difficultés d'interprétation qu'ils ont fait apparaître.

Yama: dieu de la mort.

yojana: unité de mesure de distance utilisée en Inde ancienne. Equivalente à entre 13 et 16 kilomètres d'après les spécialistes.